Le projet Le corps qui cherche est un voyage dans les strates des mémoires de danse. Par une approche chorégraphique documentaire écosomatique, Mélissa Raymond va à la rencontre des restes d’œuvres chorégraphiques du point de vue de danseurs·euses qui les ont dansés, par la réactivation des gestes dont il·elle se souviennent: un récit dansé incorporé au présent.
Les danseurs·euses Nicolas Patry et Kimberley de Jong ont été invité·es à convoquer leur mémoire d’œuvres chorégraphiques dansées dans le passé. En revenant en mouvement sur les mémoires de danse du passé, les danseurs·euses utilisent différentes stratégies pour permettre à une danse actualisée d’apparaître, créant, par le geste de revisiter, des espaces de réinvention. Ce travail d’actualisation invite la présence spectrale de chorégraphes, d’œuvres, de danseurs·euses, de lieux, de sons, d’objets et de gestes pour nous plonger dans une nouvelle présence, des états de corps, une danse stratifiée.
Ce projet s’appuie sur le concept de corps-archive et sur le champ émergeant des écosomatiques afin de cerner les particularités de cette archive vivante et de son pouvoir agissant au présent. Mélissa Raymond souhaite mettre la lumière sur le rôle des danseurs·euses quant à la persistance de la danse (par incorporation) et sur leur capacité à redonner forme à leur expérience passée (par excorporation).
Le projet Le corps qui cherche est une phase exploratoire de la recherche-création Chorégraphier les restes: approche écosomatique du corps-archive de la doctorante Mélissa Raymond ; une façon d’affirmer la résistance de la danse dans la mémoire corporelle des danseurs·euses et de célébrer l’aspect collectif de la danse par une vision écosystémique des processus de création.


