Mon expérience en tant qu’artiste au projet Thread/Bare m’a permis de guérir une partie de mon être, de faire la paix avec ce qui est et surtout d’embrasser pleinement l’artiste que je suis devenue. Tel un phénix qui renaît de ses cendres, je me suis surprise à exposer en toute humilité ce que je suis, avec mes parts d’ombres et de lumière.
En tant que femme qui oeuvre dans un monde axés sur le visuel et la performance physique, subir une blessure nécessitant une opération, incluant les péripéties médicales répartie sur une période de sept ans dû à la pandémie, criait date de péremption atteinte. Avec Thread/Bare, je croyais aller exposer au grand jour des douleurs et certaines déchirures de l’âme humaine. En approchant le travail avec ouverture et honnêteté, j’y ai découvert un corps de femme sans limite et habité de résilience ainsi qu’un besoin viscérale d’expressions brut. Mon corps m’a montré qu’une forme de lumière m’a toujours guidé même dans mes plus grandes noirceurs. Que je suis bien plus que la couverture d’un livre. Je suis le médium qui véhicule les histoires qui font vibrer une vérité. La vibration et la connexion humaine n’ont pas d’âge et n’appartiennent à aucune époque, elles sont.